Les forces de l'ordre ont interpellé 855 personnes samedi à Paris, un chiffre record, a indiqué la préfecture de police. Ce bilan, communiqué dimanche, concerne les manifestations contre la « vie chère», qui ont rassemblé entre 500 000 et 800 000 participants. La violence a marqué la journée, avec des pillages, des incendies et des affrontements entre manifestants et policiers.
Selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, environ 400 personnes, « en majorité des majeurs», ont été interpellées. Il a pointé la responsabilité « de l’ultragauche» dans les actions violentes. Les forces de l’ordre ont constaté une escalade de la tension, avec des casseurs qui ont pillé des commerces et attaqué des bâtiments publics.
Les manifestations, initiées pour protester contre les hausses de prix, ont évolué vers des violences généralisées. À Paris, des images montraient des rues en flammes et des magasins détruits. Le président Emmanuel Macron a affirmé que « aucune place pour la violence dans notre République» et que les responsables seraient « poursuivis et punis».
La journée a été marquée par un contraste entre la mobilisation massive et la violence extrême. Les autorités soulignent que les interpellations sont en hausse par rapport aux précédentes manifestations, soulignant une escalade inédite. Les enquêtes sont en cours pour identifier les responsables des actes les plus graves.


















