Le ministère des Finances a confirmé que le projet de Grand Transfert d’Eau subit un réajustement budgétaire, sans abandonner l’initiative. Cette décision intervient après des informations circulant sur un possible arrêt du projet. Le ministre a précisé que le réajustement s’explique par des contraintes financières, notamment une baisse des recettes publiques et une hausse des dépenses liées à la crise énergétique.

Le projet, qui vise à transférer de grandes quantités d’eau d’un bassin versant à un autre, est crucial pour l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs régions du pays. Selon les sources, le budget initial avait été estimé à plusieurs milliards de dollars. Le réajustement affecte principalement les délais et les coûts des phases de construction, sans pour autant annuler l’objectif final.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a expliqué que l’État doit prioriser les dépenses en fonction des besoins urgents. Il a mentionné la nécessité de financer la crise énergétique, qui a fortement impacté les recettes publiques. Les ajustements prévus dans le projet de loi de finances rectificative 2026 visent à rééquilibrer les ressources disponibles.

Le projet de Grand Transfert d’Eau est un des grands chantiers de l’État, initié plusieurs années auparavant. Il a suscité des débats sur son coût et son impact environnemental. Malgré les retards et les ajustements, l’objectif reste de renforcer la sécurité hydrique du pays. Les détails des nouvelles allocations restent à préciser dans les prochaines semaines.