La Wallonie a annoncé un plan visant à accélérer l'adoption de l'intelligence artificielle (IA) dans les secteurs public et privé. Selon un communiqué du gouvernement wallon, l'objectif est de multiplier par trois le nombre de projets d'IA d'ici 2025. Cette initiative s'inscrit dans un cadre plus large de modernisation des services publics et d'optimisation des processus administratifs.

Les syndicats, notamment la FGTB et le CGB, ont réagi avec inquiétude. Ils ont souligné les risques liés à l'automatisation, notamment la perte d'emplois et la dégradation des conditions de travail. Un porte-parole du CGB a déclaré: « L'IA ne doit pas devenir un outil de déshumanisation. Il faut garantir la sécurité des travailleurs et la qualité des services.»

Cette initiative s'inscrit dans une tendance européenne plus large. La Belgique, en tant que pays pionnier en matière d'IA, cherche à maintenir son avantage compétitif. La Wallonie, qui compte déjà plusieurs projets pilotes, vise à devenir un leader dans l'innovation technologique. Les autorités prévoient un soutien financier et une formation continue pour les employés.

Le débat sur l'IA reste ouvert. Les autorités soulignent les bénéfices potentiels pour l'économie, tandis que les syndicats demandent une approche plus équilibrée. La Wallonie doit désormais trouver un équilibre entre innovation et protection des travailleurs.