Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé, jeudi 15 octobre, la reprise des frappes contre les raffineries russes, défiant l’annonce d’une trêve énergétique par Donald Trump. Cette décision intervient après que la Russie a affirmé avoir déjà visé une raffinerie située à 200 kilomètres de Moscou. Zelensky a qualifié cette trêve d’« honte», selon les propos de Trump, qui a jugé cette initiative « une honte».

Les frappes ont été reprises après que la Russie a affirmé avoir déjà touché une raffinerie. Zelensky a indiqué que l’Ukraine ne pourrait pas se soumettre à une trêve imposée par un président américain qui, selon lui, se rapproche de la Russie. L’annonce de Trump a surpris les alliés ukrainiens, qui craignent un recul des États-Unis dans le soutien militaire.

Cette tension s’inscrit dans un contexte plus large de déstabilisation entre les États-Unis et l’Ukraine. L’Ukraine accuse la Maison-Blanche de manquer d’informations cruciales pour se défendre contre les missiles russes. Les Européens, qui dépendent fortement des États-Unis pour l’approvisionnement en armes, s’inquiètent d’un possible lâchage américain. Les discussions entre Zelensky et le Premier ministre belge Bart De Wever, en marge du sommet européen, ont abordé les besoins en armes, notamment les avions de chasse F-16, essentiels pour la défense ukrainienne.