Une exposition inédite ouvre à Charleroi, dans le cadre d’une résidence artistique, où Anita Molinero présente une série d’œuvres faites de matériaux recyclés et de déchets industriels. Surnommée « sculptrice punk», l’artiste s’inspire de l’esthétique postapocalyptique pour explorer les liens entre l’homme et son environnement. Ses créations, souvent grandeur nature, mêlent les restes de l’industrie à des éléments naturels, formant des paysages à la fois dévastés et poétiques.
L’exposition, qui s’inscrit dans un projet plus large de création en plein air, a lieu dans un ancien site industriel réaménagé pour l’occasion. Molinero, qui a déjà exposé dans des galeries internationales, explique que ses œuvres sont une « réflexion sur la beauté des déchets et la fragilité de notre monde». Elle utilise des objets récupérés sur les chantiers ou dans les décharges, transformant les rebuts en œuvres d’art.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement artistique croissant qui valorise le recyclage et l’art de rue. À Charleroi, ville historiquement liée à l’industrie, l’exposition met en lumière les tensions entre le passé et le présent, entre l’abandon et la renaissance. L’artiste a choisi ce lieu pour son « potentiel de transformation», un choix qui résonne avec l’histoire même de la ville.
























