Les étudiants français ont bloqué plusieurs lycées dans plusieurs villes, vendredi 2 octobre 2026, après des semaines de manifestations contre les réformes éducatives et l'augmentation des frais d'inscription. Les actions, qui ont débuté à Liège, ont gagné en ampleur et se sont étalées à travers le pays. Les étudiants, notamment des lycéens, ont organisé des blocages de bâtiments scolaires, des sit-in et des défilés, exigeant des mesures plus souples en matière d'enseignement et une réduction des coûts pour les étudiants étrangers.
La loi "Bienvenue en France", adoptée récemment, prévoit une hausse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers, une mesure contestée par les universités et les associations étudiantes. Le président de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Jean-Pierre Changeux, a alerté que cette mesure risquait de "renforcer le décrochage français à l'international". Les manifestations ont également révélé des tensions entre les étudiants français et les autorités, avec des dégradations et des incendies rapportés dans plusieurs lieux.
Les réformes éducatives, qui visent à moderniser le système scolaire et à réduire les inégalités, ont suscité des débats depuis plusieurs mois. Les étudiants, en particulier les lycéens, craignent que ces changements n'entraînent une perte de qualité d'enseignement et une augmentation des coûts. Les actions du vendredi 2 octobre marquent un point culminant dans ce conflit, qui pourrait avoir des répercussions sur la politique éducative française.



























