Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a décidé de commuer les peines de mort de 548 condamnés en réclusion à perpétuité. Cette décision, rendue publique le 17 octobre 2026, s’inscrit dans une volonté de réforme pénale. Les condamnés, dont l’âge varie entre 18 et 80 ans, étaient en attente de leur exécution. Le gouverneur a justifié son choix en affirmant que la peine de mort n’est plus conforme aux valeurs de dignité humaine.

Cette mesure marque une rupture avec la politique pénale précédente. Elle intervient après des années de débats sur l’efficacité et l’équité de la peine de mort. Plusieurs études avaient montré un risque accru de condamnation injuste, surtout pour les personnes issues de minorités. En 2022, le gouverneur avait déjà annoncé un moratoire sur les exécutions. Cette décision renforce cette tendance.

La peine de mort a été abolie en Californie en 2012, mais des condamnations restantes étaient maintenues. Le nombre de détenus condamnés à mort a diminué progressivement. Cependant, la question reste sensible, notamment en raison des tensions entre les partis. Les républicains s’opposent à cette réforme, affirmant que la peine de mort est un droit constitutionnel. Les démocrates, quant à eux, soutiennent une approche plus humaine.

Cette décision a suscité des réactions contrastées. Certains détenus ont exprimé leur gratitude, tandis que d’autres députés républicains ont dénoncé une « violation de la loi». Le gouverneur a insisté sur le fait que cette mesure ne remet pas en question les condamnations passées, mais s’inscrit dans une volonté de justice réparatrice.