Des travailleurs de GSK ont organisé une grève mercredi après-midi en réaction à l'annonce d'une restructuration qui menace jusqu'à 1200 emplois en Belgique. La décision a été prise après que le géant pharmaceutique britannique ait confirmé la suppression de 1200 postes dans le pays, dans le cadre d'un plan d'économies lié à la baisse de la demande mondiale de vaccins. La filiale belge de GSK, qui emploie plus de 8000 personnes, est concernée par cette restructuration.

La grève, qui s'est déroulée à l'heure de pointe, a été spontanée et n'a pas été organisée par un syndicat spécifique. Les travailleurs ont exprimé leur mécontentement face à la perspective de licenciements massifs, qui pourraient affecter des centaines de familles. Les détails exacts du plan d'économies restent encore flous, mais les sources indiquent que la restructuration vise à adapter la structure du groupe aux nouvelles conditions du marché.

La situation a suscité une réaction politique. David Clarinval, un député belge, a appelé à des mesures urgentes pour sauver la Pharma Valley et limiter les licenciements. Le PTB, parti politique belge, a quant à lui réclamé le remboursement des aides publiques versées à GSK. La crise soulève des inquiétudes sur l'impact économique de la restructuration sur la région belge, un centre majeur de la production pharmaceutique.