Un ministre israélien a récemment pris publiquement la défense de Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), après des accusations d'écrits antisémites formulées par le média d'investigation Mediapart. Ces dernières, publiées en septembre, ont mis en lumière des messages supposés antisémites datant de 2013, lorsqu'il était encore un militant du Front national. Bardella a démenti fermement ces allégations, affirmant qu'il s'agissait de propos mal interprétés ou mal contextualisés.
Le ministre israélien en charge de la lutte contre l'antisémitisme, Amichaï Chikli, a souligné sur X que Bardella était "l'une des voix les plus claires en Europe contre le Hamas". Cette soutien inattendu a suscité une réaction du RN, qui a accusé Mediapart de "violence sidérante" et de manquer de nuance. Les dirigeants du parti ont également réagi en dénonçant une "guerre totale" contre leur mouvement, affirmant que les accusations visaient à nuire à leur image.
Face à ces tensions, Bardella a choisi de répondre directement, en déclarant qu'il ne reconnaissait pas les propos en question et qu'il prévoyait une plainte en diffamation. Les débats autour de cette affaire mettent en lumière les enjeux d'une polarisation croissante, à la fois sur la question de l'antisémitisme et sur la légitimité des discours politiques.
























