Le Premier ministre canadien Mark Carney a affirmé jeudi que l'Union européenne et son pays construisent une « alliance unique», en visant un statut de « membre associé» similaire à celui de l'Allemagne ou de la France. Cette initiative, présentée devant le Parlement européen, vise à approfondir la coopération entre l'UE et le Canada, notamment dans les domaines économiques et technologiques. L'annonce a suscité une réaction vive du président américain, Donald Trump, qui a qualifié le projet de « ridicule» et menacé de lourdes taxes douanières ou même de blocus commerciaux si l'UE concrétise son projet.

Les discussions entre l'UE et le Canada, qui ont pris du volume ces dernières semaines, mettent en lumière une volonté de renforcer la coopération transatlantique face à la montée en puissance de la Chine. Cependant, les tensions persistent, notamment en raison de la dépendance européenne aux technologies américaines, comme le montre la collaboration de l'ENISA avec OpenAI. Les menaces de Trump, bien que non concrètes, illustrent la fragilité des relations commerciales entre les États-Unis et l'Europe.

La réaction de Trump, qui s'inscrit dans un contexte de déstabilisation de la coopération transatlantique, soulève des questions sur la stabilité des accords commerciaux. L'UE et le Canada, en renforçant leur partenariat, mettent ainsi en évidence un défi majeur pour les relations internationales.