Manifestants s'opposent au projet de loi sur les visites domiciliaires

Plusieurs milliers de personnes ont formé une chaîne humaine autour du Palais de Justice de Bruxelles, samedi 5 novembre, pour protester contre le projet de loi de la ministre de l’Asile sur les visites domiciliaires. Ce projet, soumis au vote à la Chambre, suscite une vive contestation.

Les manifestants exigent la suppression de dispositions jugées intrusives, notamment la possibilité pour les autorités de pénétrer dans les logements des demandeurs d’asile sans mandat. Cette mesure, présentée comme une réponse à la sécurité nationale, a suscité des critiques pour son impact sur la vie privée.

Le projet de loi a été débattu à plusieurs reprises au cours des mois précédents. Des associations de défense des droits humains et des ONG ont dénoncé son caractère répressif. La mobilisation samedi marque une nouvelle étape dans le débat public.

Le projet de loi, initialement proposé en 2023, a été modifié à plusieurs reprises. Il vise à renforcer la surveillance des demandeurs d’asile, en permettant des visites domiciliaires sans préavis. Les opposants affirment que cela nuit à la dignité des personnes en situation de vulnérabilité.

Le débat autour de cette loi reflète les tensions entre sécurité et droits fondamentaux. Les autorités soulignent la nécessité de prévenir les risques liés à l’immigration, tandis que les militants insistent sur la protection des libertés individuelles. La loi reste en discussion et n’a pas encore été adoptée.