Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé lundi la convocation d’élections anticipées le 29 novembre. Cette décision intervient trois jours après le rejet par le Parlement des mesures visant à réformer le système de logement.
Les mesures, présentées par le gouvernement socialiste, prévoyaient la suppression de la garantie de loyer et la mise en place d’un système de logement social. Elles étaient censées atténuer la crise du logement, qui touche particulièrement les familles modestes. Le projet a été rejeté par une majorité au Sénat, ce qui a mis en péril la stabilité du gouvernement.
Le rejet a été obtenu par une coalition de partis opposés au gouvernement, notamment le Parti populaire et les nationalistes catalans. Ces derniers avaient exprimé des réserves sur l’impact des réformes sur les régions. Le gouvernement avait tenté de modifier le texte pour obtenir un vote favorable, mais sans succès.
La crise du logement en Espagne s’aggrave depuis plusieurs années. Selon les données du gouvernement, plus de 1,2 million de foyers vivent dans des conditions précaires. Le gouvernement s’efforce de trouver une solution, mais les tensions politiques persistent.
Les élections anticipées marquent un tournant politique. Elles pourraient renforcer la polarisation entre les partis et influencer la direction du pays. Le scrutin, prévu le 29 novembre, sera un test pour la stabilité du pays.























