Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé lundi la convocation d’élections anticipées le 29 novembre. Cette décision intervient trois jours après le rejet par le Parlement des mesures visant à résoudre la crise du logement.
Les mesures, qui prévoyaient la suppression de certaines taxes et l’extension de l’aide aux ménages les plus vulnérables, ont été rejetées par une majorité des députés. Cette défaite a mis fin à la majorité absolue du gouvernement socialiste. Sánchez a indiqué qu’il ne pourrait plus gouverner avec un soutien politique insuffisant.
La crise du logement est un enjeu central de la campagne électorale. Plus de 2 millions de foyers espagnols vivent dans des logements insalubres ou non conformes. Le gouvernement avait promis des aides financières et des réformes législatives pour améliorer les conditions de vie.
Cette situation rappelle les tensions politiques de 2019, lors des élections précédentes. À l’époque, Sánchez avait remporté la victoire en s’appuyant sur un large électorat. La crise du logement, qui touche particulièrement les régions périphériques, a exacerbé les divisions entre les partis.
La décision de convoquer des élections anticipées marque un tournant politique. Elle pourrait redéfinir le paysage électoral en Espagne, avec un scrutin qui pourrait être marqué par une polarisation accrue.






















