Donald Trump a décidé de ne pas appliquer les sanctions prévues contre la Russie dans le cadre de la loi Graham, un geste qui a été salué par le Kremlin comme un moment historique. Cette décision, prise vendredi soir par la Maison-Blanche, met en péril le soutien américain à l’Ukraine, qui craint d’être laissée seule face à la guerre.
Le président américain a justifié son choix en affirmant que l’intérêt national des États-Unis exigeait cette exemption. Cette mesure annule une initiative majeure du Congrès, qui visait à sanctionner Moscou pour ses actions en Ukraine. Les sanctions auraient affecté des secteurs clés de l’économie russe, incluant le secteur énergétique.
L’Ukraine, qui dépend fortement du soutien américain, a exprimé sa préoccupation. Les autorités ukrainiennes craignent que cette décision marque un recul dans la solidarité internationale. À Bruxelles, les dirigeants européens ont affirmé leur soutien indéfectible à Kiev, mais la question de la sécurité et des armes reste cruciale.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a récemment demandé aux États-Unis des missiles antibalistiques en échange d’un accord sur l’approvisionnement en diesel russe. Cette contrepartie montre la pression exercée par Kiev pour maintenir son alliance avec Washington.
La décision de Trump intervient au moment où l’Ukraine cherche à obtenir des financements supplémentaires pour survivre à l’hiver. Les dirigeants européens ont réuni à Bruxelles des chefs d’État pour affirmer leur soutien, mais la question de la sécurité demeure centrale. L’avenir des relations entre l’Ukraine et les États-Unis reste incertain.
















