Le président français Emmanuel Macron a refusé la démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui avait présenté sa démission lundi après les violences liées aux manifestations des gilets jaunes. Cette décision intervient après des tensions montantes dans le pays, alimentées par des incidents survenus durant les manifestations du week-end.

Le ministre de l'Intérieur avait démissionné en raison de "défaillances d'anticipation et de gestion" face aux violences qui ont eu lieu lors des rassemblements. Les forces de l'ordre ont été confrontées à des incidents graves, notamment des incendies et des confrontations avec des manifestants. Collomb a affirmé que la situation était "difficile à gérer" et que les mesures prises n'avaient pas suffi pour éviter les tensions.

Les gilets jaunes, qui s'étaient rassemblés en grand nombre samedi, ont lancé un appel à de nouvelles manifestations ce samedi 24 octobre. Le mouvement, qui conteste la politique économique du gouvernement, a réitéré son exigence de réformes fiscales et sociales. Les organisateurs prévoient des rassemblements dans plusieurs villes, avec une concentration à Paris.

Les tensions entre le gouvernement et le mouvement des gilets jaunes s'aggravent depuis plusieurs mois. La crise a connu un pic en octobre 2018, avec des manifestations massives et des violences qui ont mis en lumière les frustrations des citoyens face aux politiques économiques. La réaction du président Macron, en refusant la démission du ministre, montre une volonté de maintenir la stabilité politique, malgré les critiques internes.