Le président français Emmanuel Macron a refusé lundi la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, après des violences qui ont éclaté en marge des manifestations du 17 octobre. Ces émeutes, qui ont touché plusieurs villes, ont entraîné des pillages et des dégradations. Le ministre a présenté sa démission, mais Macron a choisi de la refuser, tout en reconnaissant des « défaillances d'anticipation et de renseignements».

Le ministère de l'Intérieur a recensé 2.397 interpellations et 997 agents de sécurité blessés, dont sept graves, lors des violences. Les incidents ont eu lieu à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Limoges et Rennes. Les gilets jaunes, co-organisateurs des manifestations, ont dénoncé un « discours vide» de Macron et demandé à être reçus à l'Élysée.

Les violences du 17 octobre, liées à la mobilisation contre la « vie chère», ont suscité une réaction forte du président. Macron a appelé à l'unité et au calme, promettant des sanctions contre les auteurs de violences. Il a également affirmé que les responsables devront répondre de leurs actes.

Ces événements marquent un rebondissement dans les tensions sociales en France, après des mois de manifestations. Le gouvernement cherche à rétablir l'ordre tout en évitant une escalade. La situation soulève des questions sur la gestion de la crise et la réponse du pouvoir face aux revendications populaires.