Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi de nouvelles mesures restrictives concernant les manifestations prévues samedi, après des incidents violents et des pillages survenues la semaine précédente. Seuls les rassemblements organisés par des syndicats, sur des itinéraires spécifiquement définis, seront autorisés. Le dispositif de sécurité a été renforcé, avec une augmentation de 20 % du nombre de forces de l’ordre mobilisées.

Les autorités ont également interdit les manifestations dans certaines zones de Paris, dans un contexte de préoccupation face à une possible escalade des tensions. La police a pris des mesures préventives pour éviter une répétition des violences observées la semaine précédente. Le président a souligné que les groupes extrémistes et les vandales étaient responsables des troubles récents.

Les manifestations, qui ont débuté en novembre 2018, ont connu une reprise en décembre après des tensions sociales persistantes. Le mouvement, initialement lié aux hausses de taxes sur le carburant, a évolué vers des revendications plus larges, incluant des critiques contre l’inégalité et la gestion de l’économie. Les tensions se sont intensifiées en décembre, avec des incidents violents dans plusieurs villes, notamment Paris.

Le gouvernement a réagi en renforçant la présence policière et en limitant les libertés d’expression dans les espaces publics. Le président Macron a également critiqué des dirigeants étrangers, notamment Donald Trump, pour leur utilisation des troubles en France à des fins politiques. Cette situation rappelle les tensions sociales qui ont marqué la France ces derniers mois, avec des manifestations régulières et des confrontations entre forces de l’ordre et manifestants.