Un économiste belge a exprimé des réserves sur la proposition de taxe sur les grands patrimoines faite par Raoul Hedebouw. Jean Hindriks, professeur d’économie à l’UCLouvain, a indiqué que cette mesure pourrait avoir des répercussions négatives sur l’attractivité des investissements. Selon lui, la taxe pourrait dissuader les capitaux étrangers de s’installer en Belgique.
Hindriks a souligné que la proposition ne tenait pas compte des effets d’entraînement, c’est-à-dire la possibilité que la taxe puisse se répercuter sur d'autres secteurs économiques. Il a également mentionné que les grandes fortunes, souvent investies dans des secteurs stratégiques, pourraient réagir en réduisant leurs investissements ou en transférant leurs actifs à l’étranger.
La taxe sur les grands patrimoines, qui vise à réduire les inégalités de richesse, a suscité des débats depuis sa proposition. Elle pourrait affecter des fortunes dépassant un certain seuil, souvent associées à des entreprises familiales ou à des investissements immobiliers.
Cette mesure fait suite à des discussions politiques sur la répartition des richesses en Belgique. Les partis d’opposition ont exprimé des critiques, soulignant le manque de transparence dans la détermination des seuils de patrimoine imposables.
Le projet reste en phase de discussion, sans date de mise en œuvre définie. Les experts attendent des précisions sur les modalités de mise en œuvre et les impacts potentiels sur l’économie belge.





























