Les dirigeants du G7 ont convenu vendredi de libérer jusqu’à 100 millions de barils de gazole et de pétrole brut. Cette décision vise à enrayer la hausse des prix des carburants, qui affectent économiquement l’Europe. L’annonce intervient après des menaces de Donald Trump, qui avait menacé de bloquer les exportations de gazole américaines vers l’Union européenne. Les pays membres du G7 ont également décidé de ne pas interdire les exportations entre eux, un point crucial pour stabiliser le marché.

La crise des carburants s’aggrave depuis plusieurs semaines, en raison de la guerre en Ukraine et des sanctions contre la Russie. Les prix du pétrole ont connu une baisse récente, ce qui a permis aux Bourses européennes de reprendre du poil de la bête. Cependant, les stocks de gazole restent bas, exacerbant la tension. Les réserves stratégiques européennes ont été mobilisées, sous la pression des États-Unis, qui ont forcé l’Europe à puiser dans ses réserves de diesel.

Cette crise a des répercussions directes sur l’économie européenne. Les prix des carburants, essentiels pour le transport et l’industrie, ont fortement augmenté, affectant le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises. La décision du G7 s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques, où les politiques étrangères influencent directement les marchés. L’Europe, confrontée à des pressions internes et externes, cherche à stabiliser sa situation énergétique.